Gestion des émotions

Partie 1

Partie 2

Si vous préférez lire qu’écouter une vidéo, voici la transcription des informations fournies.

Chloé Robidoux, psychoéducatrice et art-thérapeute 

Bonjour à toutes et à tous,

Je me présente : je m’appelle Chloé Robidoux, je suis psychoéducatrice et art-thérapeute à la Clinique Connexion. Je suis aussi la maman de 3 enfants, âgés de 11, 9 et 6 ans.

Aujourd’hui, nous allons aborder la gestion des émotions. C’est un sujet très important car tout le monde vit des émotions, mais plusieurs se sentent démunis devant celles-ci, surtout lorsqu’elles sont exprimées avec une grande intensité.

Il y a seulement deux générations, l’éducation des enfants était bien différente, beaucoup plus axée sur la punition, les menaces et l’humiliation que sur la bienveillance. Un enfant qui criait ou faisait une crise pouvait être frappé ou enfermé dans un placard dans le noir. Il fallait « casser » ses mauvais comportements. Malheureusement, cette approche est encore fréquente et c’est pourquoi, nous entendons encore des commentaires du genre : « Il te manipule! Il fait des caprices! Donne-lui une bonne fessée! » (Eh oui! J’ai déjà entendu cela!) ou « Laisse-le pas faire, tu vas en faire un enfant roi! » Ou si un garçon pleure : « Allez, arrête de pleurer. C’est fini. » S’il a peur : « N’ai pas peur! C’est juste une petite araignée! (Rire) » Bref, nous avons encore tendance à ne pas être à l’écoute des émotions que nos enfants expriment. Une émotion? Vite! Trouvons une solution ou une punition! La société dans laquelle nous vivons laisse peu de place aux émotions. Nos enfants (et nous-même) doivent être performants, bien se comporter, avoir de bons résultats scolaires, nous sommes toujours à la recherche du bonheur, comme si les émotions dites « négatives » étaient à éliminer. Mais sommes-nous plus heureux? Sont-ils plus heureux?

Si vous cherchez des solutions miracles pour que votre enfant (ou vous-même) ne viviez plus d’émotions dites « négatives », cet article n’est pas pour vous. L’objectif de ce texte est de vous faire comprendre ce que sont les émotions et à quoi elles servent. Je vais aussi vous proposer quelques conseils pour accompagner votre enfant lorsqu’il vit des émotions. Vous allez comprendre l’importance de prendre soin de vos propres émotions car si vous êtes vous-même en colère, comment pouvez-vous aider votre enfant dans sa propre colère?

Comme mentionné dans mon article précédent, sur l’estime de soi chez les enfants de 0-5 ans, je vous rappelle que chaque enfant est unique, chaque famille est unique, chaque parent et couple sont uniques. On arrive tous avec notre bagage, nos propres blessures, nos valeurs, notre culture, notre passé, notre personnalité, etc. C’est pourquoi il n’y a pas de recette magique mais plutôt des outils et de l’information pour vous amener à réfléchir et à améliorer vos relations avec vos tout-petits.

Donc, sans plus tarder, allons-y!

Qu’est-ce qu’une émotion?

Les émotions sont des messages envoyés à notre cerveau pour nous dire si la situation que nous vivons nous convient ou pas. Nous les ressentons spontanément et elles sont temporaires. Donc lorsque je vis un événement, l’émotion va se manifester dans mon corps (pleurs, cœur qui bat plus vite, chaleur, raideurs, rire, …) et va affecter mes pensées. Contrairement à ce que certaines personnes pensent, il n’y a pas d’émotion positive ou négative. Toutes les émotions sont positives et utiles car elles véhiculent un message, nous informent de notre état intérieur et elles permettent d’exprimer notre ressenti. Cependant, il est vrai que certaines sont plus agréables à vivre que d’autres.

Donc une émotion ne se contrôle pas, dans le sens qu’on ne peut pas dire à quelqu’un « arrête d’être en colère! » ou « qu’il n’a pas le droit d’être triste ». Cependant, nous pouvons apprendre à les ressentir dans notre corps et à les exprimer d’une façon à créer moins de dommage en soi et autour de soi. Donc au lieu de dire à un enfant qu’il doit apprendre à contrôler ses émotions, j’aime bien dire qu’il doit apprendre à apprivoiser ses émotions.

À quoi servent les émotions?

Les émotions sont là pour libérer la tension, pour nous rappeler de prendre un temps d’arrêt et de se questionner. Qu’est-ce qui ne va pas? Quel besoin se cache derrière cette émotion? Elles sont là pour nous donner un message, à nous maintenant de prendre le temps d’écouter ce message.

Apprendre à reconnaître ses émotions et à mettre des mots sur celles-ci est important. Plus on aide notre enfant à mieux les identifier, plus cela l’aidera à les exprimer de la bonne façon.

Tristesse, colère, peur, gêne, dégoût, joie sont les émotions de base que les enfants peuvent ressentir régulièrement.

Comment aider mon enfant lorsqu’il vit une émotion?

De 0-18 mois, les bébés expriment leurs émotions par les pleurs. Avant d’être capable de s’exprimer par des mots, ils pleurent parce qu’ils ont faim, soif, mal quelque part, besoin d’être changé ou d’être rassuré, aimé, cajolé, etc. Répondre rapidement aux besoins de son bébé est primordial. Si, malgré toutes vos bonnes interventions votre bébé continue de pleurer, il est possible qu’il soit en train de vous confier ses tensions (ex : tensions familiales, frustration parce que vous avez pris trop de temps à répondre à son besoin, peurs qu’il a vécu à l’accouchement, etc.). Lorsque cela arrive, vous pouvez simplement rester à l’écoute de votre enfant, lui parler doucement, le rassurer et l’accompagner dans ses pleurs.

Votre bébé pleure constamment et vous pensez que vous avez un « babi » (bébé aux besoins intenses)? Sachez que ce n’est pas forcément relié aux émotions. Certains bébés ont des bactéries dans les intestins ou des reflux gastriques et ils ne peuvent pas dire qu’ils ont des malaises. Parlez-en à son médecin car ses cris expriment un besoin.

Notre rôle, comme parent, est donc d’être présent lorsque l’enfant vit une émotion et de le réconforter. Lorsque votre enfant commence à parler, je peux l’aider à reconnaître l’émotion qui l’habite et l’encourager à la nommer. Plus vous prendrez l’habitude de l’accompagner dans ses émotions, plus il sera capable éventuellement de nommer son émotion. Ainsi, l’intensité des crises pourra diminuer.

Vers l’âge de 2 ans, l’enfant développe son autocontrôle. L’enfant n’aime pas se faire dire « non » et il aime faire les choses tout seul. Quand on lui refuse quelque chose ou qu’il n’arrive pas à faire les choses seul, il vit de la frustration. Voici quelques conseils lorsque cela se produit :

  • Le rassurer et normaliser ses émotions.
  • Se positionner au même niveau que l’enfant et s’assurer d’avoir un contact visuel.
  • L’aider à mettre des mots sur ses émotions (Ex : je sais que tu es fâché parce que papa a dit « non »).
  • Lui faire remarquer le langage corporel de son émotion (ex : je vois que tes sourcils sont froncés).
  • Lui demander s’il a besoin d’un câlin.
  • Le soutenir et l’accompagner jusqu’à ce qu’il soit prêt à passer à autre chose (une fois l’émotion passée, on peut divertir l’enfant ou l’aider à surmonter ses défis).

Trucs et conseils lorsque votre enfant vit une émotion

Devant n’importe quelle émotion, que ce soit la tristesse, la colère, la peur, la gêne, la joie, voici quelques conseils qui peuvent vous aider à accompagner votre enfant :

  • Éviter les « pourquoi ». Ex : Pourquoi tu pleures? Plutôt demander ce qui se passe : Qu’est-ce qui le rend triste ou en colère? De quoi as-tu peur?
  • L’aider à verbaliser ce qu’il vit, à nommer son émotion et à l’exprimer sainement.
  • Rester présent et empathique.
  • Offrir un câlin- outil magique pour apaiser autant le parent que son enfant.
  • Accueillir son émotion sans jugement.
  • Éviter de minimiser ou de nier ses émotions.
  • Éviter les étiquettes qui vont nuire à l’estime de votre enfant (ex : il me manipule constamment! il a un trouble de comportement, il ne m’écoute jamais, il fait toujours des crises pour rien, il est méchant).

L’enfant en crise ou en colère

Il est important de savoir que le cerveau joue un rôle important au niveau des émotions. Le cerveau d’un jeune enfant n’est pas encore complétement mature. Les parties du cerveau qui aide à réguler les émotions fortes ne sont pas disponibles lorsque l’enfant est en crise. Vous devez savoir que lorsqu’un enfant ressent une émotion forte telle que la colère, lorsqu’il crie, hurle, se débat, il est complétement contreproductif d’essayer de le raisonner. Il faut donc simplement lui offrir l’espace pour décharger cette colère jusqu’à ce qu’il soit calme. Voici quelques stratégies pour l’aider à traverser la tempête :

  • L’aider à exprimer sa colère par des mots : « Je vois que tu es en colère. Tu es fâché car tu ne réussis pas ton jeu? Veux-tu que je t’aide? »
  • L’aider à exprimer sa colère par le mouvement : « Je vois que tu es en colère parce que tu voulais aller faire des courses avec maman et qu’elle est partie sans toi. Viens avec moi, on va taper des pieds ensemble et faire sortir toute ta colère ».
    • Le mouvement physique, comme bouger, sauter, courir, grimper un arbre, taper dans un coussin, permet de calmer le stress et de faire sortir la tension intérieure.
  • L’aider à apaiser sa colère par la détente : avoir un coin calme ou un endroit où l’enfant peut aller se réfugier (tente, chambre) et retrouver son calme par lui-même.
  • Penser aux 5 sens et voir ce qui l’aiderait le plus à exprimer ou calmer sa colère.
    • Ouïe : écouter de la musique douce.
    • Toucher : faire un câlin, flatter son animal de compagnie, avoir un doudou ou toutou.
    • Odorat : petit coussin de lavande, huiles essentielles qui favorisent le bien-être ou la détente, sentir des fleurs.
    • Goût : boire de l’eau, croquer de la glace, mâcher de la gomme (pour les plus vieux).
    • Vue : regarder des photos de famille, un souvenir joyeux, …
  • Dessiner sa colère : lui offrir des pastels gras rouge et noir et l’encourager à gribouiller sur une feuille et faire sortir toute sa colère sur le papier. Il peut aussi dessiner la situation qui l’a mis en colère et ensuite le faire parler de son dessin. Il peut aussi déchirer le papier, en faire une boule et la lancer vers le mur.
  • Autres outils : thermomètre de la colère, boîte de la colère.

Mieux vaut prévenir que guérir!

Vous connaissez l’expression « Mieux vaut prévenir que guérir »? Sachez qu’il existe quelques stratégies qui peuvent aider à prévenir les crises de vos tout-petits. En voici quelques-unes :

  • Prendre une pause aux premiers signes de frustration (ex : agitation, chignage, se frotter les yeux).
  • Donner l’attention à son enfant lorsqu’il se comporte bien, sinon il risque d’aller chercher votre attention de façon négative.
  • Avoir l’attention de son enfant avant de lui parler ou lui donner une consigne.
  • Donner à l’enfant le temps de trouver des stratégies avant d’intervenir trop rapidement.
  • Finir une activité de façon positive, plutôt que de quitter rapidement sans avertissement.
  • Nommer à l’enfant ce qui va se passer et nommer nos attentes de façon claire et précise.
  • Éviter de dire « non », remplacer par « stop ».
  • Embarquer avec lui dans ses désirs plutôt que de dire « non » quand votre enfant désire quelque chose (ex : c’est vrai que ces bonbons ont l’air bon! Lequel trouves-tu le plus beau! Mmmm moi j’aimerais bien celui-là!).
  • Éviter les « ne … pas… ». Nommer la consigne dans le positif en décrivant ce que vous attendez de lui, plutôt que de donner un ordre.
  • Avoir des règles et des attentes claires et précises.
  • Avoir des règles cohérentes (je donne l’exemple) et constante (règles ne changent pas selon mon humeur du jour).
  • Enseigner la gestion des émotions dans les périodes où ils sont calmes et réceptifs : lire des livres sur les différentes émotions, jouer à des jeux qui parlent des émotions, expliquer le thermomètre de la colère (pour les plus vieux), la boîte de la colère (à partir de 3 ans), mimer les différentes émotions devant le miroir, pratiquer ce qu’on peut faire selon l’émotion vécue, pratiquer la respiration abdominale ou leur apprendre à souffler (souffler sur un nuage imaginaire, souffler une boule de coton avec une paille, souffler des bulles), pour les plus petits.

Et les punitions dans tout ça?

Ah les punitions! On connait ça! C’est tellement plus facile d’envoyer notre enfant dans sa chambre ou de le punir de quelque façon. « Va réfléchir sur ce que tu as fait! Tu reviendras me voir quand tu seras calme! » « Si tu te lèves de ton lit encore un fois, je vais t’enlever ton toutou! » « Arrête de crier! » (Dis-je en criant).  « On ne tape pas! » (Dis-je en tapant la main de mon enfant)

Une punition (isoler, menacer, crier, taper) n’enseigne rien à l’enfant. Oui, il peut apprendre à avoir peur de vous, il peut aussi apprendre à minimiser ses émotions, mais cela ne lui enseignera pas à réguler son stress et ses émotions. Si l’enfant n’a pas l’espace pour exprimer sa colère de façon saine, il va apprendre à la retourner vers les autres ou contre lui. Il risque aussi de faire plus de crises à l’adolescence.

On évite donc le plus possible les punitions qui peuvent aussi nuire à l’estime de votre tout-petit et à son sentiment de sécurité.

La gestion des émotions des parents

Nos enfants sont nos petits miroirs. Si j’ai de la difficulté à gérer mes propres émotions, comment est-ce que je peux m’attendre à ce que mon enfant gère bien les siennes? En donnant l’exemple à nos enfants, ils apprendront comment mieux gérer leurs émotions. Donc prenez le temps de vous observer. Comment réagissez-vous lorsque vous êtes en colère? Quand vous êtes triste? Quand vous avez peur? Est-ce que vous êtes à l’aise avec vos propres émotions ou avez-vous tendance à les minimiser ou les nier? Est-ce que vous vous permettez de vivre pleinement vos émotions? Que faites-vous lorsque vous êtes frustré ou déçu?

Petits trucs pour les parents impatients, colériques ou juste stressés :

  • Évacuer votre stress (ou votre colère)
    • Allez courir
    • Écoutez de la musique
    • Prenez un bain chaud (sans enfant)
    • Appelez quelqu’un pour parler de ce que vous vivez
  • Quand notre enfant est en train de nous rendre fou/folle :
    • Donnez l’exemple : prenez de grandes respirations
    • Retirez-vous pour vous permettre de vous calmer. Permettez-vous d’employer les moyens que vous enseignez à votre enfant.
    • Demandez un câlin, ça peut être miraculeux!
  • Quand je vois que j’ai souvent tendance à perdre patience, à m’emporter :
    • Se questionner : qu’est-ce qui se passe en moi? Pourquoi est-ce que sa colère vient tant me chercher? Est-ce que je me sens invisible? Pas à la hauteur? Dépassé? Est-ce que j’ai besoin d’aide et de support? Est-ce que mes attentes sont trop élevées envers mes enfants ou envers moi? En trouvant quel besoin n’est pas comblé, vous allez avoir plus de facilité à trouver des solutions.
  • Ne vous culpabilisez pas! On fait tous des erreurs de temps en temps, on peut toujours progresser et s’améliorer. Ne vous mettez pas de pression. Si vous avez fait une erreur, vous pouvez le reconnaitre et vous excuser ou faire un geste de réparation auprès de votre enfant. Vous montrez ainsi à votre enfant que vous êtes humaine et que vous avez le droit vous aussi à l’erreur.
  • Pour pouvoir aider mes enfants à surmonter leurs émotions désagréables, je dois d’abord apprendre à me connaître et prendre soin de moi. Si je suis moi-même dépassée, fatiguée, stressée, il va être difficile d’accompagner mon enfant :
    • Prendre soin de soi = recharger ses batteries. Ex : temps pour soi (repos, méditation, exercices, massage, passe-temps, soins de beauté, …), temps pour mon couple (sortie en amoureux, marcher, movie night, faire garder les enfants), sortie avec des amis, etc. Le temps vous manque? Révisez vos priorités! Faites une liste de tout ce que vous faites et éliminez certaines choses qui sont moins importantes. En haut de votre liste, vous devriez retrouver « prendre soin de moi! ».
    • Allez chercher de l’aide, accordez-vous un répit : comme on dit, il faut un village pour élever un enfant. N’hésitez pas à aller chercher de l’aide de vos amis, voisins et grands-parents lorsque vous en ressentez le besoin.
    • Rappelez-vous : quand les masques d’oxygène sortent dans les avions, on nous dit de mettre son masque à soi avant d’en mettre un à notre enfant. Si vous ne vous donnez pas d’oxygène, vous ne pourrez pas être là pour votre enfant. Il est primordial que vous preniez soin de vous si vous voulez avoir l’énergie et la patience pour prendre soin de ce qu’il y a de plus précieux pour vous : vos enfants.

À retenir!

  • Respecter les émotions d’un enfant, c’est lui permettre de sentir qui il est dans le moment présent. C’est l’autoriser à se montrer différent de nous.
  • L’enfant apprend principalement de ses parents. Notre attitude et façon de réagir aura un impact sur le développement émotionnel de votre enfant.
  • Aider un enfant à grandir, c’est grandir soi-même. Ils sont souvent le miroir de notre réalité intérieure.
  • Faites-vous confiance, écoutez votre cœur.
  • Un enfant est une personne! Se rappeler qu’il est en apprentissage et lui donner le droit à l’erreur (tout comme nous d’ailleurs).
  • Le laisser exprimer son émotion, accompagner la décharge de pleurs, de cris, de tremblements, sans tenter de le calmer. Pleurer, crier, trembler sont ses façons de dire sa souffrance, de libérer ses tensions, de se récupérer. Après l’explosion viendra la détente, la confiance, le bien-être corporel.
  • Quand votre enfant est dans une émotion forte comme la colère, il est inutile d’essayer de le raisonner ou de lui faire la morale. Il n’est pas dans un état de réception ou d’apprentissage. Non seulement vous perdez votre temps, mais vous n’êtes pas à l’écoute de votre enfant. La crise peut donc empirer. Mieux vaut l’aider à se calmer et ensuite faire un bref retour avec lui.
  • Un enfant qui est sous stress, se sent mal à l’intérieur. La moindre petite contrariété va déclencher une colère car son niveau de cortisol (hormone du stress) est élevé. Si mon enfant a tendance à faire plusieurs colères, il est important de se questionner : est-ce que mon enfant vit du stress? Voici des exemples de ce qui peut causer du stress chez votre enfant : la critique constante (ex : « Ne fais pas ci! Ne va pas là! Ne touche pas à ça! Tu m’énerves! Je suis occupée, arrête de me déranger! ») Si vos interactions avec votre enfant sont souvent négatives, il est normal qu’il soit stressé. Un autre exemple, les tensions ou chicanes familiales : si votre enfant est témoin de la tension dans la famille, cela peut l’affecter. Évitez de vous chicaner devant vos enfants. D’autres exemples : séparation, déménagement, changement de garderie, perte d’un être cher dans la famille, etc. Évidemment, certains stresseurs ne peuvent pas être éviter. Mais l’important ici est de se rappeler que votre enfant ressent votre stress et que les tensions que vous vivez vont aussi l’affecter. Donc ce qui peut passer pour une colère, un caprice, peut être une manifestation de stress.
  • Accompagner son enfant lorsqu’il vit des émotions intenses ne veut pas dire céder et le laisser faire ce qu’il veut. On ne veut pas qu’il apprenne que colère = avoir ce que je veux. Une discipline structurée et bienveillante est importante.

J’espère que cet article vous a plu. Le vendredi, 4 juin, de 12h à 13h, je ferai une rencontre sur Zoom où je prendrai le temps de répondre à vos questions et de vous montrer certains outils favorisant l’expression des émotions chez les tout-petits. Lors de cette rencontre, il y aura aussi le tirage de deux cadeaux : un livre et d’un jeu sur la gestion des émotions.

Voici quelques suggestions pour vous préparer à notre rencontre :

  • Indiquez un ou deux questionnements/inquiétudes auxquels vous aimeriez obtenir une réponse avec le thème de cet article.
  • Décrivez sous forme de liste ce que vous faites auprès de vos enfants pour les aider à traverser leur tempête d’émotion. Je suis certaine que vous en faites déjà beaucoup!

 

Références

Équipe Naître et grandir (2015). Émotions négatives? Comment réagir? [Page Web]. Consulté le 19 avril 2021 à https://naitreetgrandir.com/fr/etape/1_3_ans/comportement/fiche.aspx?doc=emotions-negatives-comment-reagir

Équipe Naître et grandir (2015). Apprendre à l’enfant à gérer ses émotions. [Page Web]. Consulté le 19 avril 2021 à https://naitreetgrandir.com/fr/etape/1_3_ans/comportement/fiche.aspx?doc=ik-naitre-grandir-enfant-apprendre-maitriser-emotion

Filliozat, I. (1999). Au cœur des émotions de l’enfant. Paris : Marabout.

Filliozat, I. (2011). J’ai tout essayé! Opposition, pleurs et crises de rage : traverser la période de 1 à 5 ans. Paris : Marabout.

La maison des maternelles et des parents. Comprendre les émotions avec Isabelle Filliozat. [Page Web]. Consulté le 19 avril 2021 à https://www.youtube.com/watch?v=XarIq2YUNxg

La maison des maternelles et des parents. Émotions des enfants : les accompagner. [Page Web]. Consulté le 19 avril 2021 à https://www.youtube.com/watch?v=hoKbrCB3ik0